PHOTOGRAPHE - Trinité-et-Tobago
Maria Nunes
Documenter le patrimoine vivant de la Caraïbe
Depuis plus de quinze ans, Maria Nunes photographie les traditions du carnaval, les steelbands et les fêtes populaires de la Caraïbe. Son travail cherche moins à expliquer l'histoire qu'à en écouter les traces, dans les gestes, les masques et les corps.

Biographie de Maria Nunes
Maria Nunes est photographe, réalisatrice et productrice, originaire de Trinité-et-Tobago. En 2021, elle a été distinguée comme lauréate en Arts et Lettres par les Anthony N. Sabga Awards, Caribbean Excellence, décernés par la fondation ANSA McAL.
Ancienne professeure d'histoire, elle a fait de son appareil un instrument d'enquête sur l'histoire vivante qui l'entourait. Son travail débute avec le carnaval traditionnel de Trinité — Moko Jumbies, Blue Devils, Black Indians — avant de s'étendre aux pratiques Ifa/Orisha, aux cérémonies Rada, à Divali et Hosay, puis aux traditions des Premiers Peuples et à la culture parang. Depuis 2019, elle documente également les carnavals de la Grenade, de la Dominique et de Montserrat.
Sa passion pour la musique l'a conduite à collaborer étroitement avec le trompettiste de jazz trinidadien Etienne Charles, dont elle a suivi la création de deux œuvres majeures, San Jose Suite et Carnival: Sound of a People, jusqu'en Afrique de l'Ouest, où elle a exploré les liens entre les traditions du masque africaines et caribéennes.
Son ouvrage In a World of Their Own: Carnival Dreamers and Makers (Robert and Christopher Publishers, 2018) a reçu une mention honorable aux International Photography Awards. Elle poursuit par ailleurs un travail au long cours sur la culture du steelpan, et œuvre à la constitution d'une archive photographique numérique du patrimoine culturel caribéen.
« La photographie, pour moi, est un acte d'attention. »
— Maria Nunes, Artist Statement

Voukoum - Carnaval de Basse-Terre 2026 - Guadeloupe - crédit ©Maria Nunes
Pourquoi la Guadeloupe
Maria Nunes est venue en Guadeloupe avec un objectif précis : documenter le mas à po. Ces groupes à peau — Akiyo, Voukoum, Mas ka Klé, Chenn La et les autres — tirent leur nom des tambours tendus de peau de cabri qui les accompagnent, avec les chachas et les conques de lambi. Ils ne défilent pas : ils déboulent, souvent de nuit, précédés du claquement des fouettards.
Née dans un mouvement d'affirmation culturelle, cette tradition constitue l'une des expressions les plus singulières du carnaval guadeloupéen. Toutes les photographies présentées à l'Habitation Caféière Beauséjour lui sont consacrées.
Découvrir l'exposition
Plongez dans l'univers de Maria Nunes à La Caféière Beauséjour. Une invitation à explorer la richesse culturelle de la Guadeloupe à travers ses œuvres vibrantes.




